Enseignement apprentissage du français en Algérie - Textes
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Textes

 Les jeux vidéo

      Depuis plusieurs années, les jeux électroniques font l’objet de vives discussions et de sérieuses controverses.

      Les gens sont loin d’être loin d’accord à leur sujet et soulèvent de nombreuses polémiques.

     Les détracteurs mettent l’accent sur la passivité que provoque cette nouvelle activité ludique. Contrairement  aux autres activités ludiques, celle-ci ne mobilise pas toujours la créativité et l’imagination de l’individu ; elle  le fixe devant un écran et freine son activité.

    Pour les partisans, ces machines électroniques familiarisent les jeunes avec la vie moderne .D’une façon ludique, elles leur permettent de manipuler et de connaitre les ordinateurs qui ont une place importante dans le monde actuel.

   Certes, il est important pour les jeunes de s’initier à certains aspects de la vie moderne, mais il faut aussi s’épanouir physiquement et intellectuellement.

   Les jeux électroniques sont donc un moyen de distraction moderne qui met en œuvre logique et esprit d’analyse, cependant ils ne suffisent pas  au développement complet de l’individu.

     Ainsi, avantages et désavantages continuent à nourrir le débat controversé entre défenseurs et opposants des jeux vidéo.

                                                                 Encyclopédie 2000
 
Pourquoi écrivez-vous?" demande t-on souvent à l'écrivain." Vous devriez le savoir" pourrai répondre l'écrivain à ceux qui posent la question."Vous devriez le savoir qpuisque vous nous lisez, car si vous nous lisez et si vous continuez à nous lire, c'est que vous avez trouvé dans nos écrits de quoi lire, quelque chose comme une nourriture, quelqsue chose qui répond à votre besoin.Pourquoi donc avez-vous ce besoin et quelle sorte de nourriture sommes nous? Si ,je suis écrivain, pourquoi êtes-vous mon lecteur? C'est en vous même que vous trouvez la réponse à la question que vous me posez."Le lecteur ou le spectateur répondra, schématiquement, qu'il lit, qu'il va au spectacle pour s'instruire ou pour se divertir. En gros, ce sont les deux sortes de réponses possibles, s'instruire: cela veut dire savoir ce qu'est celui qui écrit et ce qu'il écrit; ou bien le plus modeste dira que c'est pour trouver des questions auxquelles lui-même ne peut répondre. celui qui veut se divertir, c'est à dire oublier ses soucis du jour, se réjouir de la beauté de ce qu'il lit ou regarde, vous reprochera de l'ennuyer s'il considère que vous avez l'air de vouloir l'instruire ou de lui faire la leçon. Celui qui veut s'instruire pourra, s'il considère bque vous avez l'air de vouloir l'amuser peut être à ses dépens et le distraire vous reprochera de ne pas donner de réponse à tout les problèmes que lui même ne peut pas résoudre.Dès que quelqu'un a écrit un sonnet, un vaudeville, une chanson, un roman, une tragédie, les journalistes se précipitent sur lui pour savoir ce que l'auteur de la chanson ou de la trégédie pense du socialisme, du capitalisme, du bien, du mal, des mathématiques de l'astronautique, de la théorie de quantas, de l'amour , du foot-ball, de la cuisine, du chef de l'Etat."Quelle est votre conception de la vie et de la mort?", me demandait un journaliste sud-américain lorsque je déscendais la passerelle du bateau avec mes valises à la main.Je posai mes valises, essuyai la sueur de mon front et le priai de m'accorder vingt ans pour réfléchir à la question, toutefois pouvoir l'assurer qu'il aura la réponse."C'est bien ce que je me demande lui dis-je, et j'écris pour me le demander.

Le monde balance entre l'indifférence et l'intolérance. La sympathie est comme morte.
L'indifférence est grave. Dans les villes, dans les sociétés occidentales, partout où les communautés élémentaires ont disparu ou se sont affadies, chacun est seul et plus personne ne communique. Un mal ronge non les êtres, mais leur relations réciproques.
Nous ne nous écoutons plus; nous ne nous voyons plus. Existons-nous aux yeux des autres et ceux-ci existent-ils pour nous? Rencontres de hasard sur fond d'égocentrisme. Vibrations douleureuses d'une voix sans écho.
On parle peu de ce mal, que les médias amplifient de leur intarissable monologue, de leur impérieux et vain discours-spectacle. Et pourtant il est destructeur : solitude dans la foule, solitude chez soi, solitude face au monde, solitude face à rien, puisque le sacré lui-même nous échappe, faute de ne plus nous envahir.
Mais il y a aussi plus grave. Et c'est l'intolérance. Elle n'est pas refus de la solidarité avec l'autre, elle est refus de l'autre pour ce qu'il, ce qu'il fait, ce qu'il pense et bientôt, refus de l'autre parce qu'il est !
L'intolérance n'est sans doute pas plus répandue qu'elle ne l'était jadis - au contraire même. Elle marque depuis toujours l'histoire de l'espèce. Elle s'apparente peut-être à cet instinct de possession et de sécurité qui pousse l'animal à défendre son territoire contre toute intrusion.
Allant au-dalà de l'esprit de conquête qui s'en prend aux biens, elle conduit à la domination, à l'extermination, car dès lors qu'il existe, l'autre représente un danger. Elle refuse l'existence à celui qui ne partage pas la même croyance.
L'intolérance, c'est le refus de la différence, c'est la quête sanglante de l'uniformité, le refus de toute autonomie, de toute diversité. C'est le refus de l'échange parce qu'il désarme la haine, le refus de la cohabitation parce qu'elle les différences. C'est la mort.
C'est la mort de la Pensée au nom d'une pensée, qu'elle soir révélée ou construite. C'est le refus du doute, qui enrichit parce qu'il met en question, et de la découverte parce qu'elle ébranle l'édifice des certitudes. C'est la négation de l'originalité parce qu'elle refuse un modèle et le rejet de la démocratie car elle est liberté, débat et alternance. C'est la négation de la diversité, fût-elle silencieuse et discrète. Il suffit d'être différent pour mériter de périr par le glaive !
Parmi les intolérances, il y a le racisme. L'espèce est composée d'hommes et de femmes différents, mais tous humains à l'évidence, tous plantigrades et doués de la parole, tous capables de s'adapter et de construire. Et voilà que certains, nombreux, prétendent à nier la diversité qui est dans la nature, en prétextant qu'il existerait une race supérieure - la leur évidemment.
Qui nous enseignera l'infinie diversité des êtres dans l'évidente unité de l'espèce ?
C'est au nom de l'unité de l'espèce que j'accepte, que j'aime sa diversité. Et c'est au nom de la diversité des cultures, des héritages, des climats, des races, des croyances, des visions; des moeurs, queje suis en quête de l'unité sans laquelle il n'y aurait pas de sens.

Edgar PISANI, Le Courrier de l'UNESCO

LECTURE

La lecture-vice est propre aux êtres qui trouvent en elle une sorte d'opium et s'affranchissent du monde réel en plongeant dans un monde imaginaire. Ceux-là ne peuvent rester une minute sans lire ; tout leur est bon ; ils ouvriront au hasard une encyclopédie et y liront un article sur la technique de l'aquarelle avec la même voracité qu'un texte sur les machines à feu. Laissés seuls dans une chambre, ils iront droit à la table où se trouvent des revues, des journaux et attaqueront une colonne quelconque, en son milieu, plutôt que de se livrer un instant à leurs propres pensées. Ils ne cherchent dans la lecture ni des idées, ni des faits, mais ce défilé continu de mots qui leur masque le monde et leur âme. De ce qu'ils ont lu, ils retiennent peu de substantifique moelle;, entre les sources d'information, ils n'établissent aucune hiérarchie de valeurs. La lecture pratiquée par eux est toute passive: ils subissent les textes, ils ne les interprètent pas; ils ne leur font pas place dans leur esprit, ils ne les assimilent pas.

La lecture-plaisir est déjà plus active. Lit pour son plaisir l'amateur de romans qui cherche dans les livres, soit des impressions de beauté, soit un réveil et une exaltation de ses propres sentiments, soit des aventures que lui refuse la vie. Lit pour son plaisir celui qui aime à retrouver dans les moralistes et les poètes, plus parfaitement exprimées, les observations qu'il a faites lui-même, ou les sensations qu'il a éprouvées. Lit pour son plaisir enfin celui qui, sans étudier telle période définie de l'histoire, se plaît à constater l'identité, au cours des siècles, des tourments humains. Cette lecture-plaisir est saine.

Enfin, la lecture-travail est celle de l'homme qui, dans un livre, cherche telles connaissances définies, matériaux dont il a besoin pour étayer ou achever dans son esprit une construction dont il entrevoit les grandes lignes. La lecture-travail doit se faire, à moins que le lecteur ne possède une étonnante mémoire, plume ou crayon en main. Il est vain de lire si l'on se condamne à relire chaque fois que l'on souhaitera revenir au sujet. S'il m'est permis de citer mon exemple, lorsque je lis un livre d'histoire ou un livre sérieux quelconque, j'écris toujours à la première ou à la dernière page quelques mots qui indiquent les sujets essentiels traités, puis, en dessous de chacun de ces mots, les chiffres des pages qui renvoient aux passages que je désire pouvoir consulter, en cas de besoin, sans avoir à relire le livre entier.

L'USAGE DE LA MUSIQUE

L'usage de la musique aujourd'hui me parait tout à fait significatif de ce qu'est la société dans laquelle nous vivons ( si on peut appeler vivre l'acharnement à survivre dans un émiettement perpétué de l'esprit ). Il s'agirait, paraît-il, d'une "société de consommation". Mais, pour rester dans le domaine des arts, si on considère la "consommation" de musique qui est faite à la radio, à la télé, dans les juke-boxes, dans les ascenseurs, dans les rues, dans les grandes surfaces, dans les aérodromes et au téléphone de Radio-Taxi, au standard du groupe Presses de la Cité ou de Radio-France, d'Air France et de Péchiney, dans le métro, dans les festivals ( et même dans les concerts ), jamais en effet on n'a consommé autant de musique depuis les débuts de l'Histoire. Je pousse mon caddie au supermarché dans le fracas des "Clash". J'attends mon "correspondant" pendant que Vivaldi ou un impromptu de Schubert est déchiqueté durement par une voix douce qui me supplie de "ne pas quitter l'écoute". Mais cette consommation de musique est, nous le savons très bien, une non- consommation. Un courant ininterrompu de sons, d'images, de mots, s'écoule sans fin. Ces sons, ces images, ces mots ne sont pas destinés à être écoutés, regardés, perçus, mais à tuer le temps, à meubler le vide, à faire oublier les temps morts ( ou la mort ) en oubliant de vivre. On vend au rayon épicerie des magasins un assortiment de noisettes, raisins secs et noix de cajou destiné à être mâchouillé devant le petit écran, et qui porte le beau nom de mélange télévision". Cet aliment pour ruminants humains est vraiment emblématique: mélange musique, mélange paroles, mélange images, mélange idées, mélange tout, mélange rien avec l'écran qui s'agite, que personne ne regarde, la musique qui s'écoule, que personne n'écoute, la parole qui se parle, sans qu'on sache ce qu'elle dit, du fil du temps éparpillé pendant que la mâchoire bovine broie le "mélange télévision".

Claude ROY, Permis de séjour, 1977-1982.


Que faut-il penser des différences psychologiques, intellectuelles ou affectives entre les deux sexes ?
Un fait tout d'abord s'impose, à sacoir que la différenciation biologique des sexes n'introduit entre eux aucune vraie inégalité d'intelligence.
Un quotient intellectuel n'est pas, en moyenne, plus élevé chez les garçons que chez les filles. Mais, à défaut d'inégalité, n'y a-t-il pas des différences caractétistiques dans les tendances des deux sexes ?
On a dit que l'homme était plus créateur, plus constructeur, plus apte aux études scientifiques; la femme, plus intuitive, plus artiste.
Davantage encore, dans le domaine du caratère, on a voulu marquer des différences entre l'homme, plus agressif, plus orgueilleux, plus nomade, et la femme, plus timide, plus coquette, plus sensible, etc.
Mais, dans tout cela, quoi d'inné et quoi d'acquis ? Quoi d'héhéditaire, et quoi de circonstanciel ? LOrsque nous parlons de l'homme et de la femme, il ne faut jamais oublier que nous comparons, non pas deux types naturels et biologiques, mais deux artficiels sociaux, dont la divergence relève certainement en partie de facteurs éducatifs.
Education familiale et scolaire, relations avec les parents et avec les étrangers, habillement,coiffure, jeux, tradition affective ou culturelle : tout diffère pour le petit garçon et pour la petite fille. Ils ne respirent pas la même atmosphère, ils n'habitent pas le même univers. Ne doutons pas que l'âme ne se ressente de la longueur des cheveux, de la coupe des vêtements, du symbolisme des jouets.
En fin de compte, les poupées et les soldats de plomb n'airaient-ils pas presque autant de responsabilité que les hormones dans la différenciation psychique de l'homme et de la femme.

Jean ROSTAND, l'Homme

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